• triste peine

    Pourquoi ? Qui demande ? Qui peut encore se poser la question ? Faut-il être à ce point aveugle pour ne rien y comprendre ? Pause ! Juste une minute, juste le temps d'avoir les tripes de regarder les choses en face. Voilà, calmement, sans brusquerie, juste se taire et regarder... Et pourquoi pas ? Pour qui ? Au nom de quoi ou de qui ? Au nom de la vie ! Ah la belle affaire. Quelle vie ? La mienne ? La vôtre ? La mienne alors, çà tombe bien j'en ai déjà presque fait le tour. La vie ! Des rêves que l'ont fait étant gamine, un avenir qu'on attend avec impatience. Envie d'entrer dans la course, vite, très vite. Envie d'ailleurs, envie d'autre chose, quelque chose de forcément meilleur qu'aujourd'hui. Jeunesse imbécile qui rêve encore à des lendemains qui chantent, à des jours meilleurs et qui brûle idiotement le meilleur de ses jours à imaginer que demain sera meilleur. Vivre ! Grandir ! Vieillir et déchanter. Apprendre le goût de la trahison, se trahir soi même. Pactiser avec pire que le diable, pactiser avec soi. Ravaler suffisamment de son honneur et de sa fierté pour finir, un jour, par supporter le goût de la honte et des regrets. Se lever un matin et se faire à l'idée de ce qu'on a perdu. Des amis par dizaines perdus de vue un beau matin et être incapable de se souvenir quel matin s'est arrivé. Aimer de tout son cœur et un jour se le faire piétiner parce que la vie n'est pas éternelle et qu'un beau matin le téléphone vous tire du lit. A l'autre bout d'une fil, une voix. Une voix qui s'en fou, qui à fait çà des milliers de fois et qui le refera encore des milliers de fois. La fois de trop, du moins cette fois là. La vie, la mort. Tellement si intimement liées qu'il ne reste pas de place pour nous. Pas plus que pour notre amour, nos sentiments et tout ce qu'on peut bien avoir envie de s'inventer comme bonnes raisons de crever de chagrin le jour où.... Et pourtant elle continue leur putain de vie. Comme ils ont tous l'air d'y tenir ? A tel point que cela en devient écoeurant. Leur vie. La vie. Sacro sainte Vie. Un nouveau jour qui se lève. Alléluia ! Heureux les simples d'esprit qu'il disait l'autre illuminé qui prêchait l'amour de son prochain et qu'ils ont remercié en le clouant à une croix pour le regarder crever à petit feu. Elle est belle La Vie. Qu'ils se la garde leur Vie. Un nouveau jour se lève. Il faut fonctionner. Laves toi ! Habille toi ! Prends ta voiture, le train, le bus et ton mal en patience le temps d'arriver. Arriver où ? C'est partout pareil. Une foutue journée de plus à te coltiner ceux que tu ne supporte plus. Eux ! Tes semblables. Que ce qui nous sert de dieu m'en préserve. Salues, souris, réponds aux questions qu'ils te posent sans même se rendre compte que tu ne te donnes parfois plus la peine de leur répondre bien entendu je parle de ceux qui m'exaspèrent ou me prennent pour une conne . Ceux qui me respecte j'aime et respecte à mon tour .Mais pour les autres je me dit Joue le jeu. Sois dupe ou ils te le feront payer.Et j'arrive pas à jouer le jeu et là j'explose ma colère car la franchise guide ma vie Cà grouille de partout et c'est partout pareil. Ils pensent, ils ont une opinion et ne se prive jamais de la partager avec toi qui, pourtant, ne leur à rien demander. Ils pullulent. Ils sont l'espèce dominante sur ce caillou perdu au milieu de nulle part. Et moi des fois je me dis que justement pour une fois ne dis rien. Jil faut t'assagir, tu es devenue raisonnable. Tu es tellement préoccupé par tes responsabilités, par les obligations, par cette maison qui sera à toi si un jour, par chance, tu t'accroches suffisamment longtemps à ta si précieuse existence pour avoir le temps de finir de la payer. Tu fais ce qui doit être fait, tu es responsable de toi, des tiens et de tes actes. Tu as appris à sourire, même sans raison, même si le cœur n'y est pas, même si au fond tu hésites encore entre chialer chaque matin ou hurler - à t'en faire exploser la rate - que tout cela te dégoûte. Mais tu n'en fais rien. Il y a le rang et tu es entré dedans. Histoire de faire comme tout le monde. Te souviens tu au moins de cette époque où tu ne rêvais pas uniquement de « faire comme tout le monde » ? Non, bien sûr, tu ne rêves même plus. La Vie ! Ta vie. Celle que tu préfères ne pas regarder en face de peur de tomber le cul parterre, dans cette boue où tu patauges allègrement depuis si longtemps. Tu as eu des amis, des rêves, des révoltes, tu as sincèrement imaginé que pour toi ce serait différent, tu as cru que tu pourrais en faire quelque chose de bien de cette existence qui t'étais tombée sur la tête. Tu as eu tout çà et bien plus encore. Mais tu as tout perdu en chemin. Et tu continues à essayer de te faire croire que La Vie est belle ? Bang ! La solution. Arrêter les frais pendant qu'il en est encore temps. Juste avant de perdre le peu qu'il te reste, le peu que tu as su préserver, ce tout petit peu qui ne suffit déjà plus à justifier ton entêtement à continuer mais grâce auquel tu ne vomis pas encore de dégoût lorsque, par hasard, tu croises ton reflet dans le miroir. Aller ma veille ! Cesse de croire à leurs balivernes. Il ne faut pas de courage pour continuer à vivre, ceux qui s'accrochent ne le font que parce qu'ils ont peur. Peur de se tromper, peur d'avoir mal regarder, peur de tirer leur révérence un peu trop tôt. Mais toi tu n'es pas dupe, tu sais bien qu'il n'y a rien. Inutile de perdre de temps à faire ton temps juste pour le cas – fort improbable – où il y aurait quoique ce soit qui en vaille la peine. Au bout, tout au bout ! A quoi cela t'a-t-il servit de pleurer et d'être impudique si, au final il ne te reste plus que des regrets et une frousse pas possible ?



    tristessa
    envoyé par bicho

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